Italie: Un Maroco-italien tue un homme parce qu’il ne « pouvait pas supporter son bonheur »

0
148

Né au Maroc, Said M. est de nationalité italienne.

Il ne connaissait pas la victime.

L’histoire est glaçante. Un Marocain de 27 ans de nationalité italienne s’est rendu au commissariat pour avouer un crime. D’après les médias locaux, il affirme avoir tué, le 23 mars dernier à Turin, un Italien qui se rendait au travail simplement parce qu’il était heureux.

“J’ai choisi de le tuer, parce que je l’ai vu et qu’il avait l’air trop heureux et que je ne pouvais pas supporter son bonheur. Je voulais tuer un garçon comme moi, enlever toutes les promesses qu’il avait faites, l’éloigner de ses enfants et de ses proches”. C’est en ces mots que Said M., né au Maroc, a justifié avoir ôté la vie à Stefano Leo, un Italien âgé de 33 ans. 

D’après ses propos et les autorités, il ne connaissait pas sa victime. Stefano se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. “J’ai décidé de tuer quelqu’un. Je suis allé acheter un ensemble de couteaux, je les ai tous jetés sauf le plus tranchant. Puis je suis allé chez les Murazzi et j’ai attendu.

Quand j’ai vu ce garçon, j’ai décidé que je ne pouvais pas supporter son air joyeux”, a ajouté le suspect. Stefano, qui écoutait sa musique, n’a pas entendu le coup venir. Said M. l’a abattu par derrière.

Sans-abri et sans emploi

Il “a déclaré qu’il avait décidé de tuer quelqu’un parce qu’il était désespéré et que sa femme l’avait quitté”, ajoute le Corriere Della Sera. Le suspect était en réalité séparé de sa femme depuis 2015, raconte Torino Corriere. “Sans abri et sans emploi, il a été suivi par les services sociaux (avec lesquels il s’était disputé), mais aucun problème psychiatrique n’a été signalé: il n’a pas été suivi par le centre de santé mentale”, ajoute le journal local. Said M. était connu des services de police pour maltraitance familiale.

“Quand ils l’ont arrêté la nuit dernière, il n’a pas pleuré, il ne l’a pas regretté”. Il avait même caché l’arme du crime dans un système électrique s’il lui prenait l’envie de la réutiliser.

“Je me suis rendu, car sinon je n’aurais pas arrêté. Ou je me serais tué ou j’aurais encore frappé”, a-t-il affirmé. Début avril, le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini a déclaré qu’il ferait tout son possible pour que la famille de la victime obtienne justice.

Lire la suite …

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here